Deux et trois octobre 2000Les deux jours qui suivirent, on m'interdit de me lever car j'étais encore trop faible, on me dit même qu'il était normal que je ne sente pas mes jambes car j'étais encore faible, qu'il fallait attendre encore quelques temps avant que la sensation ne revienne. L'adolescent naïf que j'étais cru ces paroles. Mais ça ne dura pas, mon monde s'écroula le jour ou le docteur vint me voir avec mes parents. Le 3 octobre 2000. Le jour même de cette visite j'ai commencé à écrire ce journal. Combien de temps je le tiendrais ? aucunes idées, je verrais bien, peut être que je l'arrêterais demain ou dans des années, je ne peux le dire...Mais bon retournons à ce matin 8 heures. C'était donc mon anniversaire, j'ai eu 17 ans, mes parents sont venus avec un gâteau et m'ont souhaité un bon anniversaire, ils m'ont offerts des livres chose que je n'aime pas trop, je suis plutôt sport mais bon ce n'ait pas grave, je n'ai rien dit.
Ce n'est qu'à 10 heures que le docteur fit son apparition comme d'habitude, il venait me voir tous les jours, mais cette fois son visage était grave. Mes parents s'assirent alors sur les deux sièges de la chambre et me regardèrent eux aussi avec une drôle d'expression, puis finalement je me suis retourné vers mon docteur qui finit par me dire : « Alex tu vas pouvoir sortir demain matin » Une grande joie m'envahis alors, j'en avais marre de l'hôpital, mais il ne s'arrêta pas là : « Mais d'abord, t'es parents et moi-même devons t'annoncer quelque chose. On t'as surement dit que la sensation de t'es jambes allaient revenir.......eh bien en faite ce n'est pas le cas, lors de ton accident ta colonne vertébrale a été brisée en plusieurs parties, ce qui a provoqué une paralysie de t'es membres inférieurs, tu ne pourras plus jamais marcher. » J'écoutais alors les paroles pesantes du docteur et sans le vouloir des larmes commencèrent à s'écouler de mes yeux, si j'avais bien compris, je ne remarcherais plus jamais. Quand j'ai pensé à cela, une vague de sentiments incompréhensibles m'envahis et je me suis demandé pourquoi je n'étais pas mort, je me le demande encore. Si c'est pour endurer ça....hors de question..........je préfère peut être mourir...........
Mes parents et le docteur partirent, me laissant seul. Je fixais le mur d'en face et puis au bout d'un instant je me suis mis à penser que c'était un cauchemar, je me suis donc assis sur le bord de mon lit, j'ai appuyé mes pieds contre le sol et dans un petit élan je me suis mis debout, mais non.......dans un énorme fracas je me suis étalé au sol, arrachant une partie de mes perfusions. Alors, en vrac par terre j'hurlais, je frappais le sol de mes poings, non, je ne suis pas d'accord je ne veux pas..............
Une infirmière entra alors dans ma chambre et se précipita vers moi pour m'aider à me relever, mais dans une phase de colère, je lui balançai un bras en pleine figure ce qui la fit tomber avec un immense bleu au visage. Elle se releva et partit de ma chambre me laissant au sol. Je continuais de frapper des poings et de pleurer. Ce n'est que quelques minutes plus tard que mon docteur et deux infirmiers entrèrent dans ma chambre. Alors, sans que je ne puisse riposter, épuisé, un des infirmiers me porta doucement pour aller me mettre dans mon lit. Je ne disais plus rien, mon regard fixé dans le vide avec des larmes qui continuaient de s'écouler sur mon visage. Une fois couché on me remit mes perfusions, c'est là que je réussis à marmonner des excuses en vers cette pauvre infirmière. Mais apparemment personne ne m'écoutaient, épuisé je finis par m'endormir.
Quand je me suis réveillé il était minuit. C'est à ce moment que je me suis saisi d'un stylo et de mon carnet pour commencer à écrire ces quelques lignes. Je ne sais pas trop pourquoi, peut être pour alléger mon cœur.....et même si ce n'est pas bien écris, je m'en fiche, j'ai besoin d'écrire. Mais là maintenant, je me demande comment je vais appeler mon journal. Je ne veux pas écrire quelque chose s'il ne porte pas de nom, oh puis en faite ce n'est pas pressé je pourrais toujours lui en donner un plus tard. Pour le moment je ne sais pas. Bon eh bien je viens de voir qu'il était déjà trois heures du matin et comme je suis fatigué je vais me coucher......demain je m'en vais.........
[merci beaucoup et oui il y a une grande suite ^^ ]